Soutenances

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Graduation June 29-July 3, 2020

Students intake 2018-2020
University of Strasbourg, France 
Vasiliki Avramidi's speech (University of Bologna) 

Gentili professori e professoresse, cari amici e amiche, compagni del CLE, cari genitori,

In questi due anni in molti mi hanno chiesto "ma cosa è esattamente questo master CLE? Cosa ha di diverso?" E da subito la mia risposta è stata "le persone". Quello che distingue il CLE da tutti le altri magistrali sono le sue persone: ragazzi e ragazze di varie nazionalità, colori, religioni e lingue. Ognuno di noi porta nei suoi bagagli la cultura del suo posto. Non avevo mai pensato che avrei festeggiato la festa dell'indipendenza polacca (grazie Marta e Mateusz) o la festa di Holi (grazie Pankhuri e Aditi). Com'è logico in questi gruppi multiculturali spesso si sollevano interrogativi e domande, si sente in aria una certa incomprensione, ma la cosa bella di questo gruppo è che c'è sempre la voglia del διάλογος, di dialogare, di chiedere perché e provare a capire l'altro. Sono fiera e contenta perché il nostro è un gruppo accogliente che trova lo spazio per tutti. Volendo essere appunto inclusiva, ho pensato ai nostri genitori che stanno adesso seguendo su Teams e che molti di loro non capiscono né l'italiano né il francese: ho scelto perciò alcune foto che mostrano meglio la nostra vita quotidiana di questi due anni, dentro o fuori gli anfiteatri universitari, e che ci ricordano quanto bello è il nostro gruppo.

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Graduation June 29-July 3, 2020

Students intake 2018-2020
University of Strasbourg, France 
Francesca Cassinadri's speech (University of Dakar)

Ciel de boue qui éclat en pluie
Ciel lumineux qui brule de chaleur
Terre rouge qui dorme dans la brousse
Paniers chargés d’une silhouette
Mangues fraiches et cacahuète
Une moiteur qui colle les cheveux
Et peu à peu c’est le jour qui crève

Notre sejour à Dakar a été une expérience unique. Je voudrais remercier le directeur monsieur Falilou Ndiaye, Moussa Sagna, tous les professeurs et Astou, ils nous ont fait découvrir leur pays non seulement à travers un parcours didactique excellent, mais surtout à travers des sorties et des voyages que nous ont fait connaître les milles couleurs et les milles odeurs qui traversent les différents régions du Sénégal, de l'ancienne capitale Saint Louis jusqu'aux plages de la Casamance animés des pêcheurs avec leurs pirogues. Nous avons appris à voyager comme ils voyage (le taxi brousse, les sevenplaces), à manger les repas locaux (la yassa poulet, le thiebou dien) à vivre la teranga sénégalaise. Nous nous sommes plongés dans la culture locale, avec les nombreuses croyances : le voyage au Magal de Touba, bien que difficile, nous a permis de participer à une des plus importantes fêtes de la religion islamique. Nous avons rencontré dans son bois sacré, le Roi d'Oussuye, le chef spirituel de la communauté animiste. Mais aussi notre professeur Nassalang nous a invité à passer une nuit dans le monastère de Keurmoussa, où nous avons participé à une messe catholique. On s'est perdus dans le marché entouré des tissus aux couleurs vives, en essayant de n'être pas arnaqués. Une expérience totalisante qui nous a donné une perspective nouvelle, nous a rendu plus sensible aux complexités du réels, qui a bouleversé notre façon de regarder ce qui nous entoure. Nous en revenons les bagages pleins de boubous et robes en wax, des masques, des photos mais surtout des souvenirs et connaissance. Une grande merci alors au master cle, qui nous à donne cette opportunité.

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Graduation June 29-July 3, 2020

Students intake 2018-2020
University of Strasbourg, France 
Giacomo Cerri's speech (University of Strasbourg) 

Etre un étudiant en 2020 est une expérience inédite. Notre parcours universitaire ne pouvait pas anticiper le défi social qui a représenté cette année. Strasbourg, cœur de l'Europe, était une ville qui s'est transformée en une maison, un lieu familier, un espace inconnu qui est devenu rassurant. Le challenge de 2020 nous a fait vivre l'Université d'une façon unique : la vie universitaire numérique. Nous avons été habitués à étudier dans la tranquillité de la BNU, entourés par la culture de la capitale alsacienne : en quelques jours, notre chambre est devenue notre salle d'étude, internet s'est transformé en notre bibliothèque, mes amis sont devenus ma famille.

Le parcours que nous avons suivi, Culture Littéraire Européenne, nous a encouragé à regarder, avec un œil critique, l'Europe qui nous a accueilli pendant ces deux années : une Europe culturellement en crise et divisée, une Europe qui, pour certains d'entre nous, deviendra une identité qui a encore plus besoin de notre aide. Personnellement, ces deux années m'ont enseigné la valeur de l'unité : j'ai compris comment ensemble nous sommes une force stimulante, extrêmement nécessaire pendant une période de solitude physique et mentale. L'unité, la fraternité et la compagnie sont, pour moi, les valeurs que je veux ajouter à mon bagage : ces mêmes valeurs sont les ingrédients indispensables pour l'Europe, l'Europe du futur, notre Europe.

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Graduation June 29-July 3, 2020

Students intake 2018-2020
University of Strasbourg, France 
Eleonora Norcini's speech (University of Haute Alsace - Mulhouse) 

Je vous remercie d’être présents aujourd’hui pour cette dernière salutation. Nous avons, en effet, bien terminé les soutenances et, en général, notre parcours au sein du consortium CLE.

J’ai passé la dernière année à Mulhouse, en Alsace. — Une ville toute petite ! — me répétaient les collègues qui avaient étudié là-bas Oui, nous savons bien que Mulhouse n’est pas Paris, cependant les Mulhousiens vivent dans une ville très pétillante et pleine d’envie d’élargir son offre culturelle. Je remercie en particulier l’université de Haute Alsace, Mme Tania Collani, Mme Clémence Bauer et toute l’équipe mulhousienne qui nous ont accueillis et suivis de manière très attentive et chaleureuse, en proposant un plan d’activités toujours riche et varié.

En effet, pendant ces années, chacun des étudiants du consortium a pu vivre de réalités nouvelles dans les pays prévus par son plan de mobilité, en faisant l’expérience d’autres façons de vivre et d’organiser le quotidien. Nous avons vécu des expériences très riches en contact avec les cultures les plus éloignées et les plus différentes et nous avons appris également l’art de la médiation et du compromis avec l’Autre, ainsi que du partage et de la valorisation de notre culture. Ah oui, le défi de la langue bien sûr, il est le plus significatif quand nous entrons dans l’espace d’autrui et dans la pensée d’autrui. La langue façonne la pensée, disent les linguistes et nous l’avons bien expérimenté dans le déroulement de nos études. Par exemple, quand je suis arrivée en France, j’ai eu du mal avec tous les sigles de la bureaucratie française : — c’est quoi ça ? — Je me disais continuellement en regardant les plans de la ville et de l’université.

Cette deuxième année, à mon avis, a mis à l’épreuve plus que jamais ces qualités d’adaptation et de dynamisme. Nous avons tous passé, en effet, un moment de grand défi, où nous avons douté de nos convictions, de nos habitudes et valeurs ainsi que de toute idée de normalité, menacés par le virus. En tant que représentant des étudiants, je ne peux que remercier les directeurs et l’administration des Universités, qui ont fait face à cette situation sanitaire exceptionnelle pour garantir la continuité de la formation et du travail. Je veux également féliciter les étudiants qui ont accompli leurs recherches et leurs études malgré la situation difficile.

Enfin, une réflexion sur le fait que la pandémie nous a appelés à nous interroger sur les valeurs de la communauté européenne et sur les pratiques des échanges Erasmus. Pendant le confinement, en effet, nous étions loin de chez nous, de nos familles et de nos proches. Nous avons dû mettre en place nouvellement les notions de patrie et de frontière, ainsi que repenser celle d’étranger. Toutefois, est-ce que cela c’était l’échec de l’Europe, la défaite du plan l’Erasmus ? Ou bien, nous sommes nous tout de même sentis accueillis par l’autre ? Est-ce que nous étions chez nous, bien que

de manière différente ? Chacun de nous peut y réfléchir et même penser à quelle a été sa position. Il ne faut pas juger la crainte, bien évidemment. Je l’ai moi-même ressentie à Mulhouse et j’ai aussi douté des accords de l’Union. Et pourtant, je pense que le sentiment d’accueil, de sécurité et de communauté est vraiment le but de la culture européenne que nous cherchons et que nous essayons de construire à travers notre parcours en CLE. Est-ce que le virus nous a éloignés les uns des autres, ou bien nous a-t-il rapprochés dans l’urgence de répondre d’une seule voix aux problèmes du réel ? Même si cela est difficile et si les événements nous poussent parfois à douter, c’est à nous maintenant, de choisir notre futur. Quant à moi, j’espère évidemment que nous pourrons pourra réfléchir et même réagir à cette crise de manière univoque et cohérente avec une nouvelle conscience européenne.

Je vous remercie encore, et je fais confiance à la richesse culturelle de ce parcours afin qu’elle soit partagée et diffusée. Je ne peux alors que souhaiter à tous mes collègues de poursuivre leurs désirs et leu

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Graduation July 1st-5th 2019

Students intake 2017-2019
Aristoteleion Panepistimion Thessaloniki, Greece
Melissa Suany Alonso Saavedra's speech 

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Graduation July 2nd-6th 2018

Students intake 2016-2018
University of Haute-Alsace, Francia
Lorena Kathy Valentim Santos's speech